Un caftan brodé main se conserve comme une pièce d'orfèvrerie souple : peu d'eau, peu de chaleur, peu de lumière.

Le nettoyage à sec reste la règle. Un lavage en machine agresse le fil d'or, tasse le velours, et laisse des auréoles que l'atelier ne rattrape pas toujours. Signalez au teinturier la broderie et les perles ; un pressage trop fort casse le relief.

Le fer se pose à l'envers, chaleur douce, sans vapeur directe sur le métal du fil. Mieux : un pressing qui connaît les tissus de cérémonie.

Rangez la pièce à l'abri du soleil, sur un cintre large ou à plat dans une housse de coton. Le plastique retient l'humidité. Les akaad et la sfifa n'aiment pas d'être écrasés sous d'autres vêtements.

Après une soirée, aérez. Ne rangez pas un tissu encore parfumé ou légèrement humide. Une tache se traite vite ; une tache oubliée s'installe dans la fibre.

Ces gestes ne sont pas une contrainte. Ils sont le prolongement du travail de Fès : ce que la main a posé, la vôtre le garde.